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Les Animaux Fantastiques - - David Yates -

Par JOELLE COMPEREPublié le 04 déc. 2016 à 13:54

Critique Cinéma

- Les Animaux Fantastiques -

- David Yates -

 

Critique par Raphaël Martin

 

Synopsis :

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d'être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du "Moldu") déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu et demeure introuvable.


Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d'un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s'agit d'une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l'ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d'enquêtrice. Et la situation s'aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d'Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina.
Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu'il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s'apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers.

(Source : Allociné)

 

Critique :

« Les animaux fantastiques », c'est le premier spin off de la saga « Harry Potter » écrit par J.K Rolling, une saga qui a su marquer une génération entière. Cette nouvelle histoire se déroule en 1926 avec l'apparition de Norbert Dragonneau ( joué par Eddie Redmayne qui joue également dans « The danish girl » ), un sorcier britannique qui débarque à New York. Au cour d'un périple à travers le monde, Norbert Dragonneau a répertorié un grand nombre de créatures fantastiques qu'il a dissimulés dans une valise magique . Malheureusement certaines de ces créatures magiques réussissent à s'échapper et à répandre la zizanie dans New York, c'est là l’élément déclencheur.

Dans l'ensemble ce film est un bon, voir très bon premier opus pour commencer cette toute nouvelle saga. Commençons par la réalisation de David Yates que l'on peu qualifier de très inventive, ce qui est une bonne nouvelle après l'échec de son dernier film « Tarzan ». De la même façon que ce qu'il a réalisé pour les quatre derniers Harry Potter, là c'est vraiment bien maîtrisé.

Les décors sont pour la majorité splendides, surtout pour ceux dans le New York des années 1920, où l'on y voit pleins de petits détails magiques partout. On regrette quand même les décors totalement en effets spéciaux et là ça ne passe pas tout le temps. On remarque un peu trop la différence entre incrustation et scènes réalisées tout au fond vert .

On a ici un casting « en or », tous les acteurs sont très bons, la prestation d'Eddie Redmayne et de Colin Farell est exceptionnelle. Ils collent parfaitement aux personnages en apportant le côté « new-yorkais » voulus par l'auteur . En effet contrairement à la série Harry Potter, celle-ci se déroule aux Etats-Unis (ville de New-York) et non plus en Angleterre.

Par contre, un des points noirs du film c'est le niveau du scénario. L'intrigue paraît un peu légère : la recherche des créatures évadées dans New York et la mise en place des personnages et de cet univers « alternatif » pour la suite de la saga.

On remarque d'ailleurs que « Les animaux fantastiques » ne sont pas ceux qui sont le plus mis en avant, en effet ceux-ci créent seulement le fil conducteur principal du film et l'animation (prétexte à effets spéciaux). On explique ceci par le choix de lancer la saga sur une présentation claire des futurs personnages que nous retrouverons très sûrement dans le prochain épisode.

Le choix des couleurs est aussi important, du bleu et du blanc ainsi que du gris omniprésent tout au long du film, ce qui assure dans la continuité d'un cadre très fluide une image bien nette. Cela permet aussi de dater le film au début du XXème siècle, dans un New-York encore très industrialisé et aussi très populaire (on n'a pas encore le monde de la finance et c'est le début de la construction des grands buildings).

Quelques détails « magiques » ne collent pas forcément à la saga précédente. Par exemple le fait de « transplaner » n'arrive presque jamais dans Harry Potter, alors qu'ici ils le font très souvent. Le nom des sortilèges n'est presque jamais donné alors que dans les premiers Harry Potter ils le sont régulièrement. Plusieurs effets « magiques » qui apparaîtront plus tard dans la saga d'origine sont déjà présents ici (temporalité parfois non respectée).

Un dernier petit point noir, c'est l'absence d'une musique spécifique à cet épisode. En effet si l'on prend chaque Harry Potter on retrouve très souvent une mélodie qui nous trotte dans la tête à la fin du film, chaque épisode est identifiable par cette mélodie (que l'on retrouve dans chaque générique), ici ce n'est pas le cas.

Pour finir on note l’effort sur l'écriture des dialogues pleins d'humour et bien traduits en version française (on reconnaît là l'écriture de J.K. Rowling) et le caractère bien affirmé des personnages qui on le pense s'intensifiera d'épisodes en épisodes.

 

Finalement je dirais que pour démarrer cette saga c'est un bon opus mais on espère un peu mieux et plus de profondeur pour le prochain épisode. Il ne faut donc pas regarder cette série en la comparant ou en pensant à Harry Potter, car si on garde le même univers, on est dans une autre histoire, un autre scénario et d'autres personnages.

Doctor Strange de scott derrickson

Par JOELLE COMPEREPublié le 04 déc. 2016 à 13:46

Doctor Strange de scott derrickson

critique par baptiste charles-casini

 

Synopsis :Doctor Strange suit l'histoire du Docteur Stephen Strange, qui est un très bon neurochirurgien qui, après un accident de voiture, doit apprendre les secrets d'un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Doctor Strange va jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utlisant un vaste éventail d'aptitudes .

 

Critique :Ces dernier temps j'ai regardé de nombreux films de Marvel ou de DC (Batman Vs Superman -Deadpool -Avengers )et je peux dire que j'ai été souvent déçu de ces derniers car à part les scènes d'action époustouflantes ,ces films n'étaient pas originaux ,ils avaient les même scènes niaises ,les film ne nous transmettaient rien ext …

Mais pour celui-ci se fut différent ,pour Doctor Strange j'ai apprécier .J'ai apprécié car pour une fois ,j'ai trouvé que ce Marvel sortait du lot car il nous montrait un univers de magie et de monde parallèle (ce qui généralement m'intéresse plus ) .Le personnages ici est loin d'être parfait ,c'est un homme égocentrique ,qui est presque un anti-héros cella nous change de Capitaine América .Dans le film il y a des scènes de combat magnifique,les effets spéciaux était fantastique .On peut donc comprendre le grand travail de montage deriéère ce film .Toute ces petites choses (comme l'ambiance) m'ont permit d'apprécié le film ,même si certaines scènes restent très banal et sans intérêt .

 

Petite conculsion:Ce film reste sénaristiquement moyen mais visuellement très bon ,avec des scènes humouristiques et des combat visuellement magnifique .

Le pont des espions - Steven Spielberg

Par JOELLE COMPEREPublié le 28 nov. 2016 à 19:25

Le pont des espions  Steven Spielberg

Critique par Lena Niccolaï

 

Personnages :

James Donovan (Tom Hanks)

Rudolf Abel ( Mark Rylance)

Hoffman (Scott Shepherd)

Résumé :

En pleine guerre froide pendant les années 60 un avocat, James Donovan est choisi pour défendre un homme suspecté d'être un espion. Cependant entre les tentatives de la CIA pour avoir plus d'informations sur Rudolf Abel au près de Donovan et la population mécontente de le voir échapper à la chaise électrique l'avocat décide de continuer le combat pour son client. Quelques temps plus tard un espion américain est fait prisonnier. Il s'est crashé alors qu'il essayait de prendre en photo le territoire russe. La CIA propose alors à Donovan d'essayer de marchander avec les russes son client contre l'américain. L'avocat suggère alors d'échanger aussi un étudiant américain coincé lors de la construction du mur de Berlin du mauvais coté. Il part donc en République démocratique allemande sans protection ni statut juridique. Il réussi pourtant à l'encontre des conseils de la CIA à libérer les deux prisonniers américains en même temps.

 

Critique :

J'ai bien aimé la 1ère partie du film que j'ai trouvé assez rythmé, dés le départ avec un suspens prononcé, on cherche à savoir qui sont les personnages, quels sont leurs liens, comment peut-on les relier ensembles, et quels sont leurs secrets.

L'atmosphère du film grâce à l'obscurité prévalente avec quelques rayons de lumière étouffés dans les plans illustre l'univers de l'espionnage entouré de secrets. La bande sonore aide aussi à mettre en place l'atmosphère particulière du film , silencieuse au début, lorsque l'espion peint avec un tranquillité étonnante.

D'ailleurs ce personnage reste calme tout au long du film répondant sans cesse à l'avocat lorsqu'il lui demande pourquoi il n'est pas stressé « Es-ce que ça aiderais ? », offrant un contraste et une certaine légèreté à cette atmosphère lourde et sérieuse amenée par les personnages de la CIA ou des personnages russes.

La façon de filmer l'arrestation de Rudolf Abel , caméra à l'épaule rend la scène plus vivante.

Mais c'est aussi un film engagé :

Les idées défendues sont tantôt développées par les paroles des personnages ou même par la constructions des plans et l'utilisation de la musique et de la lumière de manière très maitrisée par Spielberg .

Lorsque Rudolf Abel raconte à son avocat l'histoire d'un homme qui se relevait toujours, alors qu'il était sans cesse frappé par des soldats, la lumière est plus intense et éclaire les yeux de l'avocat montrant l'émotion du personnage d'être comparé à cet homme. La musique, une mélodie avec du piano et des violons rend la scène encore plus émouvante.

J'ai beaucoup aimé la façon dont Rudolf Abel est joué par Marc Rylance , sa démarche et ses expressions , sa façon de parler illustre la philosophie du personnage, très calme.

On peut aussi saluer la prestation de Tom Hanks , interprétant fidèlement le personnage de l'avocat épris de justice , grave mais en même temps avec un certain humour.

Le film critique aussi la justice rendue , montrant les décisions injustes prises par les tribunaux en Amérique.

L'avocat est obligé d'évoquer la possibilité d'un échange futur de prisonnier pour sauver son client de la chaise électrique.

J'ai aussi apprécié le coté « témoignage historique du film » avec la situation en Amérique , les décisions prises, le contexte de la construction du mur de Berlin , montrant les deux bloc , Est-Ouest se séparant jusqu'au coté physique matérialisé par le mur.

Les plans et les scènes utilisées par Spielberg montrent réellement cette séparation comme par exemple la scène ou l'on voit trois personnes l'escalader pour tenter de se sauver et se faire mitrailler , le plan et large , les lumières très sombres, et la neige apportant un coté « glaçant » a la scène. De plus elle est vue d'un coté extérieur puisque Donovan est , lui, simplement assis dans son train pour passer la frontière.

On remarque aussi dans une autre scène la séparation injuste entre des familles car elles habitaient d'un coté mais travaillaient de l'autre montrant la dimension du drame humain qu'a été la construction du mur.

Je pense que représenter ces faits historiques sont très importants d'autant plus pour les jeunes générations , dont les seuls témoignage qui leur parviennent sont ceux vu en cours , qui de mon avis de permettent pas d'avoir cette dimension humaine.

D'autre part je n'ai pas vraiment apprécié la seconde partie du film je l'ai trouvé trop longue avec peu de suspens on comprend dés le début que l'avocat arrivera à ses fins. Les discussions et les personnages sont trop caricaturaux à mon goût.

Le parti pris de présenter les deux puissances comme l'une étant le mal incarné, utilisant des moyens comme la torture pour faire parler leurs prisonniers et l'autre laissant ces prisonniers dans de grandes cellules, propres et les laissant avoir de la peinture est trop caricaturale. Même si le fait que la justice ne soit pas impartiale aux Etats-Unis avec le prisonnier et qu'une amitié réelle se développe entre Rudolf Abel et son avocat, le regard sur l'Amérique est plus indulgent.

Il en reste tout de même un très bon film agréable à regarder grâce à la prestation des acteurs , la façon de filmer très fluide et la musique illustrant bien le film.

« Where to invade next » Michael Moore

Par JOELLE COMPEREPublié le 12 oct. 2016 à 15:47 ♦ Mis à jour le 12 oct. 2016 à 15:48

Critique Cinéma

« Where to invade next »

Michael Moore

Après environ sept ans d’inactivité, on retrouve Michael Moore le meilleur lanceur d'alerte, il décide cette fois ci de s'amuser à envahir le monde pour pouvoir déterminer et montrer aux américains ce que les États-Unis peuvent apprendre des autres pays. En effet de la politique des congés payés en Italie, de l’université gratuite en Slovénie aux prisons utopiques norvégiennes en passant par les cantines françaises on ne se lasse pas d'en apprendre plus sur nos voisins européens, le tout mis en scène par le comique voir le burlesque. Armé d’une caméra et de son drapeau Michael Moore s’amuse à incarner l’envahisseur américain prêt à dérober le meilleur des cultures étrangères (majoritairement européennes).

 

La réalisation est convaincante (malgré une vision un peu trop utopique de nous pays européens et une simplification compréhensible pour le bien du documentaire), le fait qu'il « se mette en scène » dans sa réalisation donne du vrai (on entend sa voix on le voit lui) et en même temps il amuse. Il essaye de représenter l’américain moyen sans trop de culture devant les gens qu'il interview. Avec à l’appui des donnés chiffrées il nous persuade de suivre sa vision des choses. Les lumières et les couleurs sont vives et claires, les cadres restent simples, assez ouverts. Il y a peu de mouvement caméra et beaucoup de plans sur trépieds. La trame du documentaire est correctement énoncée quoi que un peu simple, on navigue de pays en pays tel un voyage pour découvrir de nouvelles choses .

 

Certains diront que Michael Moore est un manipulateur, moi je dirais que toute œuvre est manipulation : un écrit dans un journal manipule, une interview manipule, une œuvre d'art manipule... La clé c'est d'avoir les codes et la culture pour comprendre une œuvre, un discours, une interprétation, et c'est un peut ça que dénonce Michael More dans chacun de ses films. C'est la manipulation omniprésente des médias qui cherchent à nous faire voir leur vision des choses, alors lui s'interpose et nous propose sa vision du monde en espérant pouvoir faire comprendre aux américains qu'il existe des choses qui pourraient être appliquées chez eux. Par exemple : les congés payés. « Where to invade next » est un assez bon documentaire, loin d'être le meilleur de Michael Moore mais « A voir ! » .

On peut conclure que malgré les gros succès de ses documentaires, avec une Palme d’Or reçue à Cannes, Michael Moore n'a pas changé l’Amérique actuelle. Les armes sont toujours omniprésentes, comme on peut le voir avec les tueries et fusillades récentes (telle celle d' Orlando). Les différentes cultures sont de plus en plus divisées, marginalisées, notamment avec la communauté afro-américaine qui est victime (encore récemment) de discrimination et ségrégation quotidiennes ainsi que de « bavures » policières. Le fossé entre les différentes classes sociales se creuse de plus en plus, on y voit disparaître la classe moyenne. Les manipulations médiatiques affluent, par exemple comme on le voit avec l’ascension de Donald Trump (et d'autres) un dangereux réactionnaire de la pire espèce. Le travail de Michael Moore est de bonne intention mais ses œuvres sont encore trop peu considérées par les américains de la base des classes les plus opprimées et les plus populaires. Elles portent surtout leurs messages aux classes élevées et cultivées. Est-ce que finalement ce n'est pas en Europe qu'elles ont le plus d'écho ?

 

par Raphaël Martin

 

La bande annonce : www.youtube.com/watch

 

NARCOS Saisons 1 § 2

Par JOELLE COMPEREPublié le 10 oct. 2016 à 10:50 ♦ Mis à jour le 10 oct. 2016 à 11:18

- Narcos -

Saison 1 & 2

 

Synopsis :

Loin d’un simple biopic de Pablo Escobar, Narcos retrace la lutte acharnée des États-Unis et de la Colombie contre le cartel de la drogue de Medellín, l’organisation la plus lucrative et impitoyable de l’histoire criminelle moderne. En multipliant les points de vue — policier, politique, judiciaire et personnel — la série dépeint l’essor du trafic de cocaïne et le bras de fer sanglant engagé avec les narcotrafiquants qui contrôlent le marché avec violence et ingéniosité. (Allociné)

 

Critique :

Cette série est tout simplement un pur chef-d’œuvre. Tout d'abord, les acteurs sont excellents ils s’empreignent totalement dans les personnages, notamment « Wagner Moura » qui joue le rôle de Pablo escobar comme il le dit lui même « Je ne suis pas colombien, je ne parle pas l'espagnol et je ne suis pas gros » il se métamorphose à la fois par ces micro-expressions du visage qui caractérise le personnage (on sent tout le travail d'acteur et de coordinateurs derrière) et aussi par les efforts physiques et linguistiques de l'acteur...

La série suit très fidèlement l'histoire de ce grand baron de la drogue à la fois meurtrier et « héros » des pauvres de son pays. La Colombie vie sous la pression des États-Unis qui lui envoient des forces sur place pour mettre fin aux ravages de la cocaïne chez les américains. Dans Narcos rien n'est tout blanc ou tout noir, malgré le fait que Pablo Escobar restera le plus terrifiant, sanguinaire et détestable narcotrafiquant. On ne peut s'empêcher de ressentir quelques fois de l'empathie pour lui par exemple lorsque sa famille est en danger, ou encore quand il expose ses rêves présidentiels qui ont pour buts sincères de combattre l'oligarchie qui dirige le pays et surtout de sortir le peuple colombien de la pauvreté et de la misère. Une situation que lui-même a connue dans son enfance. Face à lui, les policiers de la DEA sont très loin d'être irréprochables, n'hésitant pas à user de méthodes impitoyables et irrespectueuses des lois pour parvenir à leurs fins (comme on le voit dans la scène finale). Cependant on comprend leur motivation face aux adversaires qu'ils ont.

On note aussi une réalisation et une écriture formidable on ne s’ennuie jamais. Le réalisateur insère régulièrement dans la fiction des images d'archives, par exemple une photo d'Escobar prise par la police. Les créateurs Chris Brancato, Carlo Bernard et Doug Miro composent un portrait fascinant de ce personnage. Il est à la fois attirant et repoussant, ce qui lui confère finalement une certaine humanité (personnage à la fois d'une extrême violence et aussi un père, un mari, un ami et un demi-dieu pour les défavorisés). Les décors et le traitement des images sont également très bien réalisés, la reconstitution de la Colombie dans les années 70-90 est bien rendue. Même chose pour le contexte historique et politique de l'époque (les relations diplomatiques entre les deux pays, le rôle des présidents et celui de la CIA). On comprends très vite le défi de la série qui est de faire en sorte que l'enquête de Murphy et Pena, les agents de la DEA soit aussi intense et mouvementé que l'incroyable montée en puissance de Pablo Escobar.

C'est donc une réelle surprise pour ce biopic surprenant et également pour la chaîne co-réalisatrice et productrice. En effet le géant américain Netflix s'impose peu à peu (face à l'autre géant HBO) avec de superbes séries telles que : « Dardevil » ou encore « The Strangers Things » (récemment sortie). Là aussi on remarque encore l'envie des productions de favoriser le format de la série pour raconter une histoire. Serait-ce la peu à peu la disparition du Film de long métrage ? Non, mais peut-être que certaines sagas, ou certains sujets méritent plus qu'une exploitation en salle avec un format de durée limitée (1h 30 à 2h 45 pour un film en salle). De plus le format série TV touche beaucoup plus de monde et financièrement rapporte plus...

Sinon ce qu'il faut retenir de Narcos c'est que c'est une excellente série on ne décroche jamais, à la fois historique et policière. C'est une série prête à rivaliser avec Breaking Bad et Game Of Thrones et qu'il faudra absolument avoir vu. (Attention sans trop en dire, la saison 2 ne clôture pas la série, une saison 3 sans Pablo est annoncé septembre 2017).

 

Par Raphaël Martin

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