article de Farida Magovedova

Artcile sur une photo prise par Michael Zumstein
  En Mars 2013, la Séléka, mouvement rebelle à majorité musulmane, prend le pouvoir à Bangui en Centrafrique et fait tomber le régime corrompu de François Bozizé.Le photojournaliste Michael Zumstein se rend à plusieurs reprises en Centrafrique où il est témoin des violences contre ls civils chrétiens. Puis, lorsque le rapport de force s'inverse et qur les milices chrétiennes d'autodéfense forcent la population musulmane à l'exode, il photographie un déchaînement que rien ne semble pouvoir arrêter.
  Le format de la photo est rectangulaire. Sur la photo se trouve une femme chouchée au sol dans une hutte dévastée. La photo a été prise  pendant la journée, à l'intérieur et il y a de la lumière venant de l'extérieur. Les couleurs sont sombres, en l'occurance grises et noires ce qui envoie un semtiment de froid et de tristesse.
  Cette femme s'appelle Jeanne Zamboye. Elle « gît » seule dans une hutte dévastée alors que les autres habitants du village ont fui suite aux affrontements entre les chrétiens et les musulmans. Elle semble affaiblie et très âgée, mais on ne peut le savoir puisque l'espérance de vie en Afrique est extrêmement faible. Sa maigreur est beaucoup mise en avant sur cette photo. L'endroit auquel elle se trouve est sale. Elle a peu de vêtements sur elle et aucune protection. L'utilisation du verbe « gésir » dans la légende rappelle un  cimetière et donc la mort que risque cette femme,que ce soit d'une attaque, d'une chute d'objet, de froid, de faim ou de soif. Le danger peut donc être très proche. Mais elle est incapable de se déplacer seule, ou d'effectuer n'imoprte quelle autre action en autonomie.
  Se pose la question de sa présence à un endroit aussi dangereux. Il y a plusieurs interprétations possibles. Elle a peut-être été abandonnée par les habitants, car elle est intransportable et pourrait ralentir leur fuite. Mais il est aussi possible, qu'elle se soit sacrifiée pour permettre à ses proches de s'éloigner de leurs adversaires, en sachant qu'elle n'aurait pas assez de force pour fuir au même rythme qu'eux.
  Cette photo montre un autre aspect négatif et injuste de la guerre : les personnes âgées qui sont nombreuses à mourir dans des moments pareils.

Farida Magomedova

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par MARIE-NOELLE FALC le 01 oct. 2014 à 22:05

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