Bagdad, 9 octobre 2007, enfant irakien.

Catégorie : 2013-2014

#Photo en fichier joint#

« Bagdad, 9 octobre 2007. Un garçon irakien jette un coup d’œil à l'intérieur d'une voiture prise pour cible par des agents de sécurité privés, lorsque celle-ci a approché leur convoi dans le quartier de Karada. Deux femmes chrétiennes ont été tuées et une troisième femme ainsi qu'un enfant ont été blessées. »

Joao Sliva, auteur de cette photographie, a été en Irak pour témoigner de l'horreur de la guerre, et a même perdu ses deux jambes, sectionnées après avoir marché sur une mine antipersonnel.

Il s'agit d'un plan d'ensemble car nous pouvons voir plusieurs éléments. Le photographe l'a prise frontalement.

Au premier plan se trouve une voiture blanche et sa portière tachée, certainement par le sang des deux jeunes femmes tuées par les agents. Cette partie est floutée.

Au second plan on voit le petit garçon irakien avec une expression curieuse et épouvantée à la fois. Il essaie de jeter un coup d’œil dans la voiture.

La lumière est naturelle, extérieure et diffuse.

La photo est en couleur, avec certaines dominantes froides -au second plan- et chaudes -au premier plan. Le sang attire le regard en étant en contraste avec les autres couleurs. L'ensemble est scindé en deux à cause de la fenêtre de la voiture qui fait comme un cadre qui entoure l'enfant comme pour un portrait. Sa tête sort devant le fond ocre.

Il y a une ligne de force très visible qui sépare le premier et le second plan. Les autres lignes de force sont celles de l'encadrement de la fenêtre.

Les attentats suicides réguliers entre Sunnites et Chiites en Irak est telle que ce sont les civils qui en pâtissent au quotidien. En tant que spectateur européen de cette photo, on se sent très loin de ce monde qui, pourtant est une vérité, de l'autre côté de la Méditerranée.

Un malaise s'installe, lentement pendant que l'on aperçoit le sang, et complètement devant l'expression de l'enfant irakien. Ce cliché reste facilement gravé dans les esprits à cause de ce mélange entre le sang - flou mais très présent, une chose sale, impure, qui rappelle dans quel état est le pays- et l'enfant – qui symbolise la pureté et l'espoir du pays.

Modifier le commentaire 

le 16 janv. 2014 à 13:00

haut de page