Une femme de la Révolution

Olympe de Gouges. Un nom inconnu ? Ou bien enfoui dans les méandres de votre mémoire, lorsque peut-être vous écoutiez vos cours d'histoire... En tous cas, près de Naulas, un rond point discret porte son nom, vous tournez autour, vous ne remarquez sans doute pas l'écriteau qui porte son nom. Et pourtant, c'est une femme qui mérite d'avoir de grandes écoles à son nom, des rues, et même un des premiers musées virtuels. Mais qui est-elle ? Et qu'a-t-elle fait ?

Lors de la Révolution française, elle devient une figure majeure, de l'avis des historiens, mais reste malheureusement méconnue des Français, les femmes lettrées et politiques étant moins considérées. Pendant cette période agitée, c'est une humaniste qui se bat pour bien des causes : de l'abolition de la peine de mort et de l'esclavage, à la justice sociale, en passant par le droit de divorce et l'égalité homme/femme. S'indignant de l'existence seule de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, elle se décide à écrire la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne.

Malheureusement, la Convention -une assemblée révolutionnaire essentiellement masculine- refuse la publication de ce texte, les femmes étant considérées comme faibles, influençables et d'humeur trop changeante pour participer activement à la vie politique. Elle défendra ses idées toute sa vie, avant d'être victime de la Terreur et mourir décapitée peu après Marie-Antoinette, en 1793, alors qu'elle était déjà à moitié folle, s'étant battu contre les Moulins de la politique.

Aujourd'hui encore, bien que vous ne la connaissiez certainement pas, sa personnalité singulière et passionnée, son dévouement pour la liberté, font d'elle une figure étudiée dans de nombreux pays tels que les États-Unis ou le Japon.

De nos jours, beaucoup de femmes se servent de ses idées pour combattre les injustices dans le monde, et essayer de ramener leur pays dans l'équilibre entre les deux sexes. Elle reste un symbole du féminisme et des droits de la femme.

Letort P. Linh

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le 15 mai 2014 à 17:29

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